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Le Conseil reprend du service pour un mois
3 mars 08 - Le Conseil des droits de l’homme commence lundi 3 mars sa septième session aux Nations Unies à Genève. Dans leur discours d’ouverture, la plupart orateurs ont mis l’accent sur les nouveaux outils bientôt à l’oeuvre, dont l’Examen périodique auquel devront bientôt se soumettre tous les Etats du globe

Pamela Taylor et Juan Gasparini/InfoSud - Le Secretaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon a ouvert la session du Conseil des droits de l’homme en assurant que celui-ci pouvait compter sur son “entier soutien face aux critiques et attaques, d’où qu’elles viennent”. Il a qualifié l’Examen périodique universel d’”avancée historique qui aura des conséquences significatives pour les populations du globe”.

“Aucun pays, aussi puissant soit-il, ne doit échapper à l’examen de son bilan, de ses engagements et de ses actions en terme de droits de l’homme” a-t-il ajouté. L’Examen doit réaffirmer que, de même que les droits de l’homme sont universels, notre respect collectif et notre engagement en leur faveur doivent l’être”.

L’Examen périodique est le mécanisme le plus innovant du Conseil. Pour la première fois, le bilan de tous les membres des Nations Unies, quelles que soient leur grandeur ou leur puissance, seront examinés régulièrement et sur le même pied.

Au nom du pays hôte, la Conseillère fédérale (ministre) suisse Micheline Calmy-Rey, et Louise Arbour, la Haut-commissaire aux droits de l’homme, ont elles aussi mit l’accent sur l’importance de cet Examen universel, dont l’architecture doit être terminée durant cette session. Le premier groupe de 16 pays ouvrira l’exercice en avril prochain.

Micheline Calmy-Rey a aussi souligné l’importance du comité consultatif composé de 18 membres, qui fonctionnera comme “boîte à idées” pour le Conseil. Cet organe de réflexion et d’expertise “va renforcer la qualité du Conseil”, a-t-elle assuré.

Durant les trois premiers jours de cette session, quelque 70 ministres vont exposer l’état des droits de l’homme dans leur pays respectif. Parmi les premiers intervenants, l’Iraq, l’Egypte, le Soudan et le Sri Lanka, où la situation est particulièrement préoccupante.

Le gros de la session sera consacré à la présentation de 28 experts, les rapporteurs spéciaux, sur des pays ou des thèmes spécifiques. Au programme la situation au Myanmar, au Darfour ou en Corée du Nord, et l’état de la liberté d’expression, du trafic et de la violence contre les femmes ou de l’usage de la torture, pour ne citer qu’eux.

Le Conseil devrait terminer la révision du cahier des charges de ces experts et remplacer une quinzaine d’entre eux, dont le mandat arrive à échéance. Il reprendra en outre le dossier des plaintes individuelles, qui permettent à de simples citoyens de s’adresser directement à lui.

Au menu encore, entre autres, une proposition brésilienne de calendrier d’objectifs clairs pour le Conseil, ainsi que le plan stratégique élaboré par Louise Arbour pour les années prochaines. Et parmi les sujets les plus brûlants du moment, le groupe de travail sur le suivi de la conférence contre le racisme (Durban) présentera ses travaux le 19 mars.

Traduction et adaptation Michel Bührer



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