Loading...
Serbie : Radovan Karadzic arrêté
Tdh
Radovan Karadzic en mars 1994. Photo (Creative Commons) Mikhail Evstafiev
22 juillet 08 - Radovan Karadzic a été arrêté lundi 21 juillet (ou vendredi 18 juillet) à Belgrade. Il aura fallu 11 ans pour mettre la main sur l’ancien chef des Serbes de Bosnie, accusé de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide.

Michel Bührer, Tribune des droits humains - L’arrestation de Radovan Karadzic, 10 jours après l’installation du nouveau gouvernement pro-européen à Belgrade, constitue une démonstration de la protection dont il jouissait jusque là. L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie est accusé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Ce dernier terme concerne le massacre de Srebrenica, durant lequel près de 8000 musulmans avaient été massacrés en juillet 1995. Plus largement, Karadzic est estimé responsable de l’épuration ethnique en Bosnie et du siège de Sarajevo.

Selon les agences citées par Le Monde, « Radovan Karadzic, qui aurait qualifié la situation de "farce", aurait en outre utilisé son "droit à rester silencieux durant l’interrogatoire", selon son avocat Svetozar Vujakic. »

Une dépêche de Reuters, reprise par Le Point, signale que « Karadzic devrait rester au moins trois jours en Serbie avant son transfert à Scheveningen, quartier pénitentiaire du TPIY, en attendant l’examen du recours de son avocat contre son extradition, dit-on de sources judiciaires à Belgrade, où beaucoup le considèrent encore comme l’un des grands hommes de Serbie. »

Les forces de police serbes indiquent qu’elles ont arrêté Radovan Karadzic lundi 21 juillet. Mais l’avocat de ce dernier affirme qu’il a été interpelé vendredi 18 dans un bus.

L’arrestation de son chef d’Etat-major, Ratko Mladic, devrait suivre prochainement estiment les observateurs sur place.

Dans un entretien avec Tribune des droits humains en décembre 2007, Florence Hartmann(*), ancienne porte-parole de Carla del Ponte, (alors présidente du TPIY), doutait que l’arrestation des deux plus grands criminels de guerre serbes aient un jour lieu. Elle expliquait que les grandes puissances occidentales n’y avaient pas intérêt, car les dépositions des inculpéés pourraient mettre en lumière leur propre responsabilité dans la chaîne des évènements qui avaient menés au massacre de Srebrenica.

*) Florence Hartmann a écrit "Paix et châtiment, Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationale", Editions Flammarion, 2007
 

Commenter

Forum sur inscription

Pour réagir à cet article, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Identifiants personnels


[s'inscrire] [mot de passe oublié ?]

 
Pour lire d’autres articles sur un des thèmes abordés ici, utiliser la fonction «  recherche avancée »
Chartes  |  Qui sommes-nous ?  |  www.humanrights-geneva.info  |  Impressum  |  Web Chef d'édition: Michel Bührer
réalisé par vocables.com avec Spip
sommaire prix nicolas bouvier le temps geopolitis tsr.ch swissinfo rue 89 ipsnews infosud