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Les Etats-Unis claquent la porte du Conseil des droits de l’homme
Tdh

Une administration Bush méfiante à l’égard de l’ONU.

Illustration tirée du site de la Maison blanche.

6 juin 08 - Consternation générale vendredi après-midi au Palais des Nations à Genève : la mission américaine renonce à son statut d’observateur. Un pas en arrière pour les droits de l’homme dans le monde, dénonce Human Rights Watch.

Carole Vann et Juan Gasparini/Tdh - Les Etats-Unis se retirent totalement du Conseil des droits de l’homme. La nouvelle circulait vendredi après-midi dans les murs du Palais des Nations à Genève. Parmi les diplomates et les ONG, c’était la consternation générale.

Atteinte par téléphone, la mission américaine à Genève n’a pas voulu commenter mais n’a pas nié non plus. Cette décision, encore officieuse, s’inscrit dans une longue opposition de l’administration Bush à la réforme qui a créé le Conseil des droits de l’homme en juin 2006. On se souvient que Washington avait annoncé d’emblée que son pays ne serait pas membre actif, mais son statut d’observateur lui permettait d’intervenir durant les sessions. A présent, même cette possibilité passe à la trappe.

« Nous ne comprenons ni les raisons ni le timing d’une telle décision, déclare Sébastien Gillioz de Human Rights Watch (HRW). Il y avait pourtant des signes positifs dans ce Conseil. Par exemple, la Biélorussie n’a pas été réélue comme membre en 2007, ni le Sri Lanka cette année. »

La stupéfaction est d’autant plus grande que les Etats-Unis ont participé activement à l’examen périodique universel (EPU) des trente deux pays examinés durant avril et mai. Ils ont notamment adressé une série de recommandations à la Roumanie, au Japon, au Guatemala, au Pérou, à la Tunisie, à l’Ukraine, à l’Indonésie, et d’autres.

Même consternation du côté des diplomates. Si l’actuel président du Conseil, Doru Costea, n’a pas voulu commenter, son prédécesseur Luis Alfonso De Alba confirme qu’il ne voit aucun motif pouvant justifier une telle décision. Plusieurs observateurs évoquent toutefois le mécontentement grandissant de Washington face à la main mise du bloc des pays islamiques et africains sur le Conseil.

« C’est une aberration, s’insurge Peter Splinter, d’Amnesty International (AI). On dirait que ce gouvernement a perdu sa boussole dans les affaires internationales. Comment peuvent-ils croire qu’ils vont améliorer les droits de l’homme en fuyant ? C’est comme ceux qui disent : « je n’aime pas la manière dont ma ville est gouvernée, mais je n’irai pas voter. »

Pour HRW, les Etats-Unis se montrent très peu engagés en faveur des droits de l’homme en général. Rappelons que le groupe de travail contre la détention arbitraire avait renoncé le mois dernier à se rendre à Guantanamo parce que Washington ne permettait pas à ses membres de s’entretenir en tête-à-tête avec les détenus. De son côté, le rapporteur contre le racisme, Doudou Diène, s’est battu des années pour obtenir une visite dans le pays. Ce qu’il vient seulement d’obtenir.

Le directeur de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), lui, voit surtout dans cette décision une gesticulation politique. « Les Etats Unis ont toujours manifesté clairement leur opposition au Conseil, rappelle Eric Sottas. C’est une manière un peu plus médiatique de faire pression pour redresser la barre. »

Et d’ajouter : « En plus, la dynastie Bush arrive au bout de son mandat. Cela me rappelle l’époque où l’administration Nixon, qui soutenait Pinochet au Chili, reprochait à l’ONU de critiquer la dictature chilienne. Mais quand Jimmy Carter a été élu en 1977, le gouvernement américain a alors pris la parole à la Commission des droits de l’homme pour s’excuser. Après une présidence comme celle de Bush, on peut s’attendre à des changements importants dans la politique américaine des droits de l’homme. »

HRW s’inquiète toutefois de ce retrait : « Le message est préoccupant, commente Sébastien Gillioz. Depuis le 11 septembre 2001, les Etats Unis ont constamment interprété les standards internationaux avec une approche à la carte qui a érodé les droits de l’homme. Et ce comportement a servi d’exemple à une kyrielle d’Etats, dont le Pakistan, l’Egypte et d’autres, qui ne se gênent pas du coup de revisiter les standards des droits de l’homme, comme à l’égard de l’homosexualité, de l’avortement ou de la peine de mort. C’est une marche arrière. »

 
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cjm
L’homme normal est un malade mental

Si la quasi-totalité des savants de l’âme, et ceci malgré la multiplication des évidences, hésite encore à émettre ouvertement un doute quant à la santé mentale de l’humain, par contre l’histoire comme l’actualité de l’humanité, c’est-à-dire les faits – en tant que virtualités actualisées constituant le réel – dénoncent, sans détour et toujours plus fort, l’extrême folie furieuse de ce dernier.

Plus précisément, le parcours jonché de cadavres et de sang de l’humanité, la manière d’être à la vie puérile de l’humain, l’attitude crapuleuse de celui-ci face à son milieu de vie et les répétitions toujours plus sanglantes et dévastatrices de ce dernier établissent formellement que c’est une composante primaire démentiellement avide et belliqueuse – non reconnue comme telle et, donc, non maîtrisée-non maîtrisable dans le temps – qui depuis des millénaires préside au destin de l’humain. D’ailleurs, force est de constater que si l’humain était effectivement tel qu’il se revendique être, c’est-à-dire si l’humain était effectivement une créature sensé aspirant « naturellement » à l’amour et au bonheur partagé, l’humanité toute entière ne serait certainement pas en train de vivre les toutes premières lignes de la plus cauchemardesque des pages de son histoire (cf. vos journaux préférés).

Bref ! Comme l’histoire et l’actualité de l’humanité en témoignent, la folie, maladie mentale affectant de manière essentielle le comportement et dont le malade ne reconnaît pas le caractère morbide, est le dénominateur commun de tous les humains.

Proposition de contribution scientifiquement fondée à la résolution de problèmes urgents d’importance nationale et internationale
8 juin 2008
 

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