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Le Turkménistan refuse d’améliorer les droits civils et politiques
15 décembre 08

Juan Gasparini / Tdh

Examiné le 9 décembre, la délégation du Turkménistan a refusé de changer ses pratiques dans le domaine des droits civils et politiques. C’est ce qui ressort du rapport adopté jeudi 11 décembre qui clos l’Examen périodique universel par ce pays.

Les prisonniers politiques resteront embastillés. L’action des défenseurs des droits de l’homme continuera d’être entravée, en particulier les ONG internationales qui réclament de pouvoir circuler librement dans le pays et visiter les détenus politiques (Human Rights Watch regrette aussi que le gouvernement turkmène refuse que l’ONG désigne elle-même le chef de son bureau sur place). Il n’y aura pas non plus d’enquête indépendante sur la mort en prison (septembre 2006) du journaliste Ogulsapar Muradova. Quant aux discriminations contre les homosexuels, elles vont se poursuivre.

Le Turkménistan est sous le coup de plusieurs enquêtes du Conseil des droits de l’homme dans le cadre de la procédure confidentielle, dite 1503, suite aux innombrables plaintes individuelles qui se sont accumulées contre son gouvernement depuis 2003. Il s’agit de violations massives et systématiques, comme la détention arbitraire, la torture, l’assassinat, la disparition, une justice non régulière, la limitation de la liberté de la presse et des partis d’opposition.

Lors de sa prochaine session de mars 2009, le Conseil des droits de l’homme va poursuivre le traitement de ces dénonciations et décider si les plaintes seront rendues publiques et plancher sur des mesures à prendre pour améliorer la situation.

 
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